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L'ORIGINE POLITIQUE DE SARKOZY ET DEVEDJIAN

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Joss
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MessageSujet: L'ORIGINE POLITIQUE DE SARKOZY ET DEVEDJIAN   Jeu 3 Avr 2008 - 18:35

NICOLAS SARKOZY ET LE MOUVEMENT POLITIQUE "L'OCCIDENT"


Dans cette campagne 2007, ce qui ressortira dans quelques années, c’est la découverte d’une personne, d’un candidat, qui jusqu’ici paraissait relativement censée, et qui révèle, au fur et à mesure, une étrange personnalité. Personne, -jusqu’à une époque récente - n’aurait pu s’attendre à retrouver chez monsieur Sarkozy le double rajeuni de Pétain ou le clone aseptisé de Jean-Marie Le Pen. Et pourtant, toute sa rhétorique véhicule les mêmes idées et utilise les mêmes mots, mais personne n’y avait prêté véritablement attention, le tout étant noyé dans une hyperactivité médiatique entretenue par le personnage depuis des mois pour faire écran à ces idées nauséabondes.

Personne n’a vu non plus que son entourage proche était la clé de sa pensée politique. Or, parmi sa garde rapprochée, on trouve des personnes qui sont loin d’être jeunes, et qui ont un passé plus que sulfureux au sein de l’extrême droite la plus violente. Et pas des théoriciens, des gens ayant déjà porté le casque et manié jadis le bâton. En résumé, les idées extrémistes que vient de tenir et de répéter Nicolas Sarkozy ne sont pas une génération spontanée, c’est plutôt la résurgence d’un vieux fond de commerce entretenu en haut lieu au sein même de son staff. Dans ce sens, il n’y a aucune rupture chez le personnage, contrairement à ce qu’il raconte.

Jusqu’à aujourd’hui ceci était resté dans l’ombre, les "conseillers" étant plutôt discrets. Or c’est net, ses propres électeurs potentiels ne le savent pas nécessairement, cette filiation encombrante avec la droite extrémiste, tous subjugués par une personne qui remue uniquement pour avaliser son apparence de jeunisme, en regard d’un chef de clan d’extrême droite vieilli, qui ne se déplace même plus pour faire campagne, ou si peu. La perception des jeunes qu’a Nicolas Sarkozy est caricaturale, on le sait. Et sa façon de gigoter dans le paysage politique l’est tout autant, et n’a pour seul but que de capter leur attention. Encore un peu, avec ce candidat prêt à tout, les affiches de Nicolas auraient été peintes de couleurs vives unies, avec l’ombre de "Nico, c’est plus fun" dessinée en noir dessus, les écouteurs blanc à l’oreille. Sarko en iPod, et c’était gagné à coup sûr auprès des plus jeunes, pouvait-il se dire il n’y a pas si longtemps : manque de chance, celle qui déclare en utiliser un, d’iPod, c’est sa principale rivale. Et l’agence de communication qui a fait l’affiche oublié que c’était le slogan d’une banque marocaine. Quand a prendre une posture et un paysage mitterrandiens, la moitié à peine seulement du slogan de 2002 de Jacques Chirac ("La France en grand, la France ensemble"), c’est une autre histoire. Revenons-y, à l’Histoire, justement.

l’ignorance du passé

Un sondage, encore un, réalisé par l’officine dirigée par une dame qui travaille régulièrement au MEDEF avec le frère de M. Sarkozy (Guillaume) nous dit, ce jour, que chez les nouveaux électeurs de moins de 30 ans, c’est "Nicolas" qui arrive en tête. Des trentenaires qui lisent peu, et dont la principale source d’information est la télévision (ou internet), dont on connaît les raids effectué par l’UMP pour obtenir son contrôle, sans parler de la radio où sévissent des personnes accusées il y a bien longtemps déjà de servir la soupe uniquement à la droite (le "taisez-vous, Elkabbach" de Georges Marchais). Parlons-en, justement, de cette époque, à nos jeunes nouveaux inscrits, celle des Giscard et Mitterrand, des Marchais et des Le Pen. Ça pourrait sonner comme la chanson de Charles Aznavour, "je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître" ("la Bohême"). Les trentenaires ne connaissant du personnage que le dernier clip "La Terre meurt", tableau apocalyptique ou apparaît à la fin un étonnant Nicolas Hulot (eh oui, il peut aussi se faire récupérer). Il y a plus de vingt ans maintenant, disons quarante même, donc, Nicolas Sarkozy existait déjà. Un fait indéniable, Pasteur ayant démontré que la génération spontanée n’existe pas, sauf peut-être pour les gens qui ignorent les lois les plus élémentaires de la transmission de l’inné et de l’acquis. François Sarkozy, le petit frère, chercheur en biologie le sait bien, mais personne n’est allé lui poser la question ces derniers jours, ce qui peut paraître bien surprenant : c’est le seul de la famille à être compétent sur le sujet.

Les jeunes loups.


Disons comme date clé.... 1972, année de la fondation du Front national par Jean-Marie Le Pen. Nicolas a alors 17 ans, habite déjà Neuilly, et ses meilleurs amis aussi. Tous inscrits à Occident, mouvement créé en 1964 par un fils de milicien pétainiste fusillé en 1946, Pierre Sidos, qui prône l’usage de la force dans la rue pour établir une prise de pouvoir fasciste. Sidos qui a déjà été emprisonné pour avoir soutenu l’OAS, sera évincé par les "jeunots" de son propre mouvement, et fondera en 1968, L’Œuvre française, mouvement nationaliste, catholique, monarchiste, antidémocrate, antisémite et... négationniste ! A Occident, On trouve Patrick Devedjian, futur maire d’Antony, Alain Madelin, créateur de Démocratie Libérale, Gérard Longuet, ministre de l’Industrie sous le gouvernement Juppé, et Claude Goasgen, porte-parole actuel de la pensée sarkozienne. Trois sur quatre estampillés en 2007 "conseillers politiques de campagne" de Nicolas Sarkozy. Mais aussi le propre fils de Charles Pasqua, Jacques Bompard, le maire d’Orange (FN puis DeVillieriste), Dominique Cahaboche, le secrétaire du FN, François Duprat (assassiné en 1978, partisan de réhabiliter un n**i responsable d’avoir tué des soldats américains désarmés, geste considéré comme crime de guerre), Gérard Penciolelli, le directeur du magazine Minute et Hervé Novelli, personnage à la base de la création de... L’UMP avec ses fameux "réformateurs". L’UMP transformé en plate-forme de lancement d’un candidat à partir d’un hold-up de 80 députés. Occident, rendu responsable d’un bon nombre d’émeutes et de heurts violents dans le pays, devient le "GUD" (Groupe Union Défense), lui même devenant "Ordre Nouveau" en 1968. En 1969, lors d’un congrès, le mouvement Ordre Nouveau adopte une stratégie de conquête du pouvoir différente qui donne naissance... Au fn. Ils souhaitent alors y associer les phalangistes espagnols de Franco, le NPD allemand, néonazi, et le Mouvement social italien, post-mussolinien. Rien de moins. La famille fasciste européenne au grand complet, le gratin de l’extrême droite.

Les proches amis du jeune Nicolas, on le constate, ne sont pas des enfants de choeur. Mieux : on ne doit pas être surpris, en 2007, en entendant dans la bouche de leur leader des propos dignes d’un extrémiste de droite "pur jus". Ces propos, ils les ont toujours tenus, et ce, dès le départ, dès 1972. Gérard Longuet, Patrik Devedjian, Claude Goasgen, trois "conseillers politiques" du premier cercle actuel de François Sarkozy, tous trois arrêtés par la police le 12 janvier 1967 pour l’attaque en règle du campus de la fac de Rouen. Pour mémoire, les jours qui suivirent, Patrick Devidjian eut à subir un passage à tabac de la part de ses "amis", qui le soupçonnaient d’avoir lui-même prévenu les policiers... Tous ses amis actuels semblent avoir oublié l’épisode. Pour beaucoup d’historiens, ce sont les violences répétées d’Occident dans les campus français qui sont aussi à l’origine de Mai 68, en créant un terrain pré-insurectionnel. Aujourd’hui, ce qui est amusant à entendre, c’est l’explication sarkozienne du "laxisme" vis-à-vis des jeunes, qui aurait pour origine cette fameuse pensée de mai 68... Mettre le feu aux poudres, attendre l’explosion, puis clamer partout que cette explosion n’a pas pour origine de la violence, mais un trop grand relâchement face à la montée de cette violence. Ce retournement d’idées est une constante de la pensée fascisante. Mettre le feu pour mieux crier à l’absence de pompier. Générer le chaos pour se plaindre de l’apparition du chaos. Lâcher les loups pour mieux crier au loup. Pour les banlieues, à vous de trouver la phrase.

Une idéologie extrémiste


Cinq plus tard encore, et Nicolas Sarkozy entre au RPR à la tête (déjà ?) des jeunes du mouvement. Ce n’est pas difficile : le mouvement a énormément vieilli, et les jeunes trop peu nombreux. Très vite, des vieux amis le rejoignent : en réalité une bonne partie d’Ordre Nouveauabandonne le casque de combat et la barre de fer pour s’acheter des habits neufs et une conduite plus respectable. N’empêche : même en Armani, quarante ans plus tard, les idées restent les mêmes qu’avec les blousons. Et leur idéologie pour le moins surprenante. Ainsi, Ordre Nouveau était contre... la démocratie ( ?), en dénonçant je cite " le mythe de l’élection". Ce qui aujourd’hui fait sourire, leur candidat actuel prétendant faire partie intégrante de la démocratie en espérant bien en être au final le champion du fond des urnes ! Le mouvement est raciste, ouvertement raciste : "De toute évidence, les hommes sont inégaux" affirment-ils sans sourciller, citant comme référence Robert Brasillach, fusillé en 45 pour collaboration. C’est déjà plus qu’inquiétant. Mais dans l’horreur, il y a mieux (ou pire) encore : leur position sur la jeunesse est tout simplement ahurissante : "Dans toutes les démocraties, la jeunesse s’ennuie, et dans toutes les démocraties, il y a des "blousons noirs". Alors que dans les pays qualifiés de "fascistes", il n’y en a jamais eu.Cela tient au fait que tout fascisme est l’expression d’un nationalisme, qui seul peut cristaliser la volonté de la jeunesse en un immense élan révolutionnaire ; le nationalisme, c’est la jeunesse au pouvoir". La définition du fascisme, rien d’autre : mettons tous les blousons noirs au pouvoir, on ne les verra plus dans la rue. Mettons les jeunes à chemises brunes à la tête du pays la belle idée, et surtout donnons-leur les pleins pouvoirs : à leur façon les membres d’Ordre Nouveau justifient le système apocalyptique des Gardes rouges de Mao ! Il faut bien, en réalité, justifier leurs propres exactions, Ordre Nouveau étant à l’origine de graves émeutes comme celles de 1973, où ils s’opposent à la barre de fer toujours, en combats de rue de Paris et de province, à la Ligue communiste révolutionnaire (les méchants ancêtres de l’angélique Besancenot !). Et gagnent par la même leur deuxième dissolution, par décret du conseil des ministres du 28 juin 1973, signé Georges Pompidou, sur proposition de Raymond Marcellin.

Dans le petit monde de l’extrême droite de l’époque, une personne détonne. C’est une femme, blonde platine, chose plutôt rare chez les manieurs de barres de fer. Elle a le même âge que Nicolas Sarkozy mais a surtout été la présidente du groupe GUD-Assas, à savoir le plus violent mouvement des années 70 à 80. Passée entre-temps par le PFN ou on trouve François Brigneau, milicien et grand admirateur de Brasillach, et antisémite notoire (il a perdu un procès en diffamation contre Anne Sinclair). Elle a échangé le casque contre une caméra et la matraque contre un appareil photo. Elle dirige aujourd’hui Image7, créé en 1988, une agence dont l’intitulé est "Le premier cabinet français indépendant de conseil en communication". Pas indépendant du pouvoir, en tout cas. Dans son équipe, on trouve Constance Giscard d’Estaing. Logique, le PFN avait fourni le service d’ordre de Giscard en 1974. Mais aussi l’ancienne chargée de communication de Madelin, et... depuis peu, la directrice adjointe du groupe Canal Plus. On y trouve aussi la femme de Michel Boyon, nommé nouveau président du CSA. Chargé de l’indépendance de la télévision, ce qu’on a un peu de mal à croire à partir de là. Image 7, récemment, se chargeait de la communication de Jack Kachkar, cet homme d’affaires canadien qui a failli racheter l’OM et dont ignore depuis ce qu’il est advenu depuis. Anne Meaux, c’est aussi un surnom, la "papesse incontournable de la com des patrons du CAC 40". Exemple : François Pinault,-, qu’on ne présente pas. Un autre client, dans un registre différent : Ben Ali, le "président" Tunisien, plus proche de la dictature qu’autre chose. Inversement, La chef du service de presse de Raffarin venait d’Image 7, car Meaux était supportrice de J-P Raffarin, et non de N.Sarkozy. Une dame puissante en France, donc. Un dernier exemple : quand Yvon Jacob, ex député RPR et président de la puissante fédération des industries mécanique se cherche un président du MEDEF, Anne Meaux lui annonce : "Ecoutes, tu te présentes, c’est bien , lui explique la patronne d’Image 7, mais je soutiendrai Laurence Parisot. C’est une femme, elle renouvellera le style, je suis d’accord avec ce qu’elle veut". Qui fut élu à votre avis ? Et ce, contre également le couple Francis Mer/Guillaume Sarkozy, frère de l’autre, patron textile. Maintenant, il se peut donc bien que les sondages présentés par la patronne du MEDEF, dirigeante d’Ipsos, soient donc un peu trop à l’honneur de Sarkozy. C’est une hypothèse à suivre, tant le monde de l’extrême droite est familier des coups bas ! Au total, la réputation d’ Anne Meaux est simple à cerner : "Il arrive souvent à la patronne d’Image 7 d’appeler un directeur de rédaction pour décrédibiliser un journaliste qui s’apprête à sortir des informations désagréables sur ses clients" cite-t-on dans Libération (24 sept 2004). Ne cherchez pas plus loin où Nicolas Sarkozy a appris la même technique, dont il est devenu familier. A l’extrême droite, on a toujours les mêmes habitudes, même si on est pas exactement sur la même longueur d’onde.
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MessageSujet: L'ORIGINE POLITIQUE DE NICOLAS SARKOZY 2ème épisode   Jeu 3 Avr 2008 - 18:38


Bis repetitae


Il est en effet désolant de constater que ceux qui ont manié la barre de fer à outrance sont aussi les premiers à se draper dans les habits de l’ honneur effarouché pour des faits similaires, quarante années après. Le premier à sauter sur le prétexte de la Gare du Nord, vous l’avez remarqué, c’est bel et bien Patrick Dedvedjian, ex membre du GUD, ancien habitué du maniement de la barre de fer, pourvu que ce soit pour amener au pouvoir un gouvernement... fascisant. De là à dire que cette histoire de gare sent le souffre il n’y a qu’un pas. Des jeunes "de banlieue" (mais habitant bien Paris intramuros !) plus curieux que d’autres ont mis en ligne sur Internet des vidéos très compromettantes, qui montrent dans le détail les exactions d’un mini-groupe de casseurs extrêmement organisés, encadrés et entraînés agissant de manière extrêmement suspecte, sous le regard parfois même de la police, comme le montre clairement la une du Figaro du 1er avril dernier. Le GUDn’est pas loin, il ne manque que le casque à la croix cerclée. Occident semble bien à nouveau avoir fait un détour rapide par la Gare du Nord, histoire de se remémorer au bon souvenir de ce qui ont toujours tablé sur la peur pour mettre en place des régimes à poigne. Les jeunes, avec leur téléphone portable, viennent peut être tout simplement de sauver notre démocratie mise ce jour-là en péril par des actes qui ressemblent trop à une nouvelle Journée de Cristal dont les régimes fascistes ont l’habitude. Ce serait le juste retour des choses que leur version des faits soit reconnue, à la place de la version officielle et ses énormes zones d’ombre.

Signes avant-coureurs


Personne ne se serait donc rendu compte de cette proximité de pensée entre les dires de Nicolas Sarkozy et l’extrême droite ? Pourtant, des signes avant coureurs existaient : elles sont aujourd’hui à rappeler. Lorsqu’en janvier dernier le livre de Nicolas Sarkozy, un de plus, sort en Italie, fort peu remarquent sa préface : elle est pourtant signée Gianfranco Fini, le leader de Alliance Nationale, qui n’est autre que ce qui reste... du MSI déjà cité. Il suffit de se rendre au siège du parti pour s’en rendre compte. On n’y cache pas les bustes du Duce. Bien au contraire, c’est la base même de la décoration du lieu. Ce sont bien des néo-fascistes, terme élégant pour dire qu’ils sont les héritiers direct de ce système frère de l’hitlérisme. Pour mémoire, la flamme tricolore chère à Jean-Marie n’est que la copie de celle du MSI. pour mémoire encore, on a déjà oublié que le véritable mentor de Nicolas Sarkozy, Gérard Longuet, qui s’est fait le plus discret possible durant cette campagne avait déjà organisé celle de... Jean-Louis Tixier-Vignancourt en 1965. Pendant que Longuet bastonnait les colleurs d’affiche concurrents... le directeur de campagne de Tixier-Vignancourt peaufinait les discours, en les relisant... d’un seul œil. C’était... Jean-Marie LePen. Tous se connaissent donc, et bien. Résumé du personnage donné par Charles de Gaulle lui-même : "Tixier-Vignancour, c’est Vichy, la Collaboration, fière d’elle-même, la milice, l’OAS ". Là, tout est dit. Les liens sont évidents. De Gaulle, se retrouve représenté via Nicolas Sarkozy, héritier du mouvement, par des gens qui ont tous trempé dans ce qu’il a le plus combattu. Ce n’est pas le moindre des paradoxes. Mais on comprend mieux l’ire de ceux qui se disent les véritables héritiers du gaullisme. Et pourquoi la visite à Colombey de Nicolas Sarkozy est pour eux une énorme supercherie.

En Belgique aussi, Sarkozy est apprécié. Par des anciens de Force nationale, une dissidence nationaliste d’ultradroite du fn de Daniel Féret. Féret, on le voit en photo à Lille dans les années 80, faire le salut n**i, dans un bistrot, après quelques bières. Au point d’être condamné en 2004 à 10 ans d’inéligibilité et à 250 heures de travaux d’intérêt général dans le secteur de l’intégration des personnes d’origine étrangère pour provocation à la haine raciale. Ceci pour avoir ainsi décrit ses concitoyens de couleur : des ’’infra-belges et d’infra-européens", les néonazis ayant toujours les mêmes habitudes racistes. Mais aujourd’hui encore, ce mouvement n’est qu’un groupuscule. Après des déboires avec le logo (J.-M. LePen leur ayant fait un procès début 2007 pour usage abusif, ce qui devient amusant, connaissant l’origine de celui du FN français !), Féret est en effet tenté de créer un UMP bis en Belgique, de se donner une assise un peu plus respectable. Ce sera l’UMP-Belgique, créé en réalité par une faction dissidente du groupe de Féret, celle de Pierre d’Ans, l’ancien leader liégeois de Force nationale qui apparaît pourtant en premier, au début de cette année. L’affaire embarrasse en réalité l’UMP française véritable, qui envisage une procédure judiciaire à l’encontre de la "fausse" UMP belge... sauf qu’il ne serait pas bon, en ces temps pré-électoraux troublés, de remettre au goût du jour les liens avec l’extrême droite...qui ici, en prime, ne parait pas fort sérieuse. Dans la presse nationale française, pas un mot sur ces remue-ménage chez un proche voisin. A noter qu’il est président à vie de son mouvement, le sieur Féret, voilà qui pourrait donner des idées à plein d’autres pour ne plus avoir à s’embarrasser d’élections.

En Belgique encore, un mouvement le MR (Mouvement Réformateur), du même nom ou presque que celui à l’origine de l’UMP français, donc, se rapproche de l’UMP d’origine en y envoyant par exemple ces jeunes militants au meeting de Nicolas Sarkozy à Lille, qui en reviennent ravis et le disent en long et en large en ligne. Chez ces "libéraux", le discours est pour le moins étonnant : "Le collectivisme fait s’écrouler les pays qu’il domine" un discours digne des années 50, plus personne ne parlant aujourd’hui de "collectivisme". Le vieux fond de panier anti-soviétique primaire fait encore recette chez nos voisins belges. C’était le même propos... à Occident, mouvement d’essence anti communiste avant tout. Plus surprenant encore, cette phrase :"L’écologisme politique, au nom d’a priori doctrinaux, prive l’individu et la société d’avancées économiques et de progrès technologiques utiles à son bien-être", qu’aurait apprécié Nicolas Hulot, pour sûr, de ce côté de la frontière. Chez le MR, on retrouve aussi un vieille idée chère à la droite fascisante, celle de la revendication de l’homme neuf à défaut d’homme providentiel : "Il faut en finir avec les nostalgies et le repli résigné de tous ceux qui n’ont pas encore pris la mesure des modifications profondes de la société. Il faut en finir avec des attitudes partisanes fondées sur des intérêts de classe, avec la tension entretenue d’un groupe social contre un autre, avec la suffisance d’une culture contre une autre". On est ici à deux doigts de la fameuse "pensée unique" de notre candidat français, et de sa proposition personnelle d’endosser les habits de cet homme nouveau, lui qui est pourtant le résultat d’une longue carrière politique au sein de systèmes encore aujourd’hui en place. Encore un peu, et il eût été blond aux yeux bleus.

Patriotisme forcené et atlantisme admiratif


L’allégence remarquée de Nicolas Sarkozy à George Bush, dont on a montré ici les racines familiales d’extrême droite raciste, s’explique tout autant dans cette recherche constante d’amitiés de vues sur le monde. La politique de George Bush peut être considérée aujourd’hui comme totalitaire, ou tout comme, le Homeland Security et le Patriot Act restreignant énormément les libertés fondamentales américaines. Or ce modèle sied à notre candidat, partisan lui aussi de la surveillance individuelle, comme tout bon régime à poigne. D’aucuns démontrent depuis plusieurs années que derrière une façade qui se fissure de démocratie, le régime de Georges Bush a déjà franchi la ligne : nominations d’hommes-liges, évictions de juristes compromettants et surtout incompétence à tous les étages, y compris militaires. Derrière l’idée qui le guide il y a cette notion de New World Order, qui ne semble pas une vue de l’esprit avec la manière dont a été engagée la guerre irakienne. Falsificateur de l’histoire, tous les dictateurs l’ont été en expliquant après coup leurs actions les plus ignominieuses, ou en déguisant les faits. Colin Powell et sa fiole dénuée d’ anthrax à l’ONU restera dans toutes les mémoires comme l’exemple même à ne pas faire, si on souhaite le bonheur des peuples et à minima le sien propre. D’aucuns envisagent même la possibilité de l’horreur complète en affirmant que la destruction des deux tours du WTC eût peut avoir une origine... interne, c’est la théorie de l’Inside Job, qui continue chaque jour à faire son chemin. Elle le fera d’autant plus qu’on en restera à une enquête similaire à celle du rapport Warren sur la mort de Kennedy : à savoir un dossier énonçant des contre vérités flagrantes à chaque page, et une disparition de traces de l’attentat à une vitesse rarement vue à ce stade. On peut y a ajouter l’inquiétante mortalité actuelle chez les sauveteurs et les déblayeurs de la catastrophe. Si c’est le cas, c’est le pire crime de l’Histoire, en dehors des crimes de guerre déjà reconnus comme tels. Néron paraît chaque jour plus petit, au XXIeme siècle. Et il y en a encore pour l’admirer.

De tout cela il ressort que les idées du candidat de l’UMP à la présidentielle ne sont pas anodines, et ont bel et bien un lien direct avec des mouvances d’extrême droite d’horizons divers. A la tête du mouvement se trouvent toujours trois personnes aux origines de la droite la plus violente dans les années 70. Si bien que la question, en cette fin de parcours électoral, est nettement plus claire et finalement plus facile à poser.

AGORAVOX
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MessageSujet: reponse   Mer 16 Avr 2008 - 23:09

Si ! moi je le sais ! je les ai eus en face à une certaine époque !!
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MessageSujet: PATRICK DEVEDJIAN   Jeu 17 Juil 2008 - 21:42

Devedjian veut "nettoyer les écuries d'Augias"

Par Eric Mandonnet, Propos recueillis par Eric Mandonnet, mis à jour le 17/07/2008 -

Peu ménagé par Nicolas Sarkozy, attaqué comme secrétaire général de l'UMP et comme président du conseil général des Hauts-de-Seine, il règle ses comptes.


Vous êtes très critiqué comme secrétaire général de l'UMP. Etes-vous victime de votre tempérament ou de vos "amis"?

POUR LIRE LA SUITE, CLIQUER SUR SPOILER

Spoiler:
 



Mais de qui parle-t-il quand il parle des "écuries d'Augias" ? lancepierre

D'eux :


PATRICK ET ISABELELLE BALKANY, grands amis de PASQUA et DIDIER SCHULLER -vous rappelez-vous du scandale ?- qualifiés à juste titre de SULFUREUX par LE NOUVEL ECONOMISTE qui a taillé le portrait de P. BALKANY


La vérité, c'est qu'Isabelle et Patrick BALKANY qui ont déformé formé Nicolas SARKOZY veulent donner la place de Patrick DEVEDJIAN à leur poulain :



La preuve :

Citation:
La vice-présidente UMP du conseil général, Isabelle Balkany, qui entretient de très mauvaises relations avec Patrick Devedjian, s'est dite "scandalisée" et "extrêmement choquée" par ces propos.
Selon certains, Isabelle Balkany aimerait voir Jean Sarkozy (le fils cadet du président) succéder à Devedjian à la fin du mandat de ce dernier, en 2011. Voire plus tôt, au cas où l'actuel président du conseil général des Hauts-de-Seine serait mis en minorité avant.
LE POST


Et naturellement, Patrick DEVEDJIAN défend sa place comme un beau diable.

Et pourquoi se mettent-ils "en frais" les BALKANY ? .......Ben tiens, en vue du remaniement ministériel

Et que pense-t-il de tout ça le blondinet ?
Citation:
"Jean Sarkozy trouve les propos de Patrick Devedjian blessants, maladroits et inutiles. Il comprend que les élus du groupe UMP aient été choqués et profondément blessés par les propos du président du conseil général."
LE POST


......C'est qu'il ne cracherait pas sur le poste de DEVEDJIAN, le bougre ! tchin
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MessageSujet: L'ORIGINE POLITIQUE DE PATRICK DEVEDJIAN 1er épisode   Ven 18 Juil 2008 - 10:30



Patrick Devedjian ©
UMP

"Patrick Devedjian porte la vulgarité comme d’autres portent un chapeau"
Jean-Claude Lefort, député du Val-de-Marne


La vérité sur Patrick Devedjian


La respectabilité de Patrick Devedjian (dont le nom vient du turc "devedji" qui signifie "chamelier") n’est qu’une façade. L’opinion publique française ne sait rien ou si peu de ce personnage manipulateur, aujourd’hui député-maire d’Antony et porte-parole du Rassemblement pour la République (RPR). Et pour cause...

Patrick Devedjian nage en eaux troubles et l’on comprend que toute une partie de sa vie reste dans l’ombre. En effet, du grand banditisme aux milieux terroristes arméniens, en passant par des groupuscules néo-nazis français, les accointances passées et présentes de cet individu dérangent et ne peuvent que nuire à son image.

Principal activiste du lobby arménien en France, Patrick Devedjian est animé d’une hargne haineuse à l’endroit des Turcs. Le racisme de cet individu est si profond qu’il n’a pas hésité à soutenir et défendre publiquement les assassinats et attentats perpétrés par l’Asala, la tristement célèbre organisation terroriste et xénophobe arménienne, responsable, entre autres, de l’attentat d’Orly qui a fait plusieurs victimes en 1983. Or, cette haine n’a rien d’étonnant quand on regarde d’un peu plus près le passé peu honorable de Patrick Devedjian. Dès la fin des années 60, ce dernier gravitait déjà dans les milieux néo-nazis et néo-fascistes français... belle constance.

Raciste, l’individu est aussi avide. Bouffi d’ambition, Patrick Devedjian a voulu très vite afficher tous les attributs de la réussite sociale, n’hésitant pas pour ce faire à se lier au grand banditisme et à s’associer à l’ennemi public numéro un français des années 70.


Bref, il y a bien des choses à dire sur ce sinistre personnage. L’équipe de Tête de Turc lève enfin le voile...

1) Devedjian, un ancien militant néo-fasciste...

A la fin des années 60, l’extrême-droite française tente de se réorganiser après la défaite de la France en Algérie. Dans ce milieu aux contours flous et aux multiples passerelles entre groupes néo-nazis, néo-fascistes, et intégristes chrétiens, deux organisations vont à l’époque se distinguer et illustrer le "renouveau" de l’ultradroite à la française : le mouvement Europe-Action et Occident. Parmi les militants les plus actifs de ces groupuscules figure alors le jeune étudiant en droit, Patrick Devedjian.

Occident et Europe-Action invoquaient la nécessité d’une "révolution nationaliste", laquelle s’articulait autour de quelques thèmes-clés dont celui de la supériorité de l’Occident. Convaincus que "la race est en tout cas la nouvelle patrie, ’patrie charnelle’ qu’il convient de défendre avec un acharnement quasi-animal" [1], les responsables de ces organisations utilisaient le racisme biologique afin de démontrer cette supériorité de "la civilisation blanche" sur "les races inférieures, c’est-à-dire incapables, de par leurs caractéristiques psychiques héréditaires, d’accroître au-delà d’une certaine limite leur emprise et leur domination sur le milieu naturel" [2]. En conséquence, ces mouvements s’étaient faits les défenseurs de l’apartheid, des mouvements racistes de Rhodésie et du sud des Etats-Unis, tout en s’opposant au métissage et à l’immigration nord-africaine : "la politique de la porte ouverte aboutira, si elle triomphe, à recouvrir la Touraine et la Toscane, le Sussex et la Thuringe, le Vermont et la Crimée, d’une croûte de hideuses paillotes, de gourbis et de cagnas" [3]. Sans commentaire...

Le groupe Occident, dont était membre Patrick Devedjian, se démarquait de "l’intellectualisme" d’Europe-Action et préconisait l’usage de la violence. Les terrains de prédilection de cette organisation étaient les lycées et les universités où la distribution de tracts s’accompagnait, comme à la Sorbonne en mars 1966, d’affrontements musclés. Communistes et étrangers étaient les ennemis désignés de ce mouvement, qui a fini par être dissous le 1er novembre 1968 pour avoir plastiqué une librairie maoïste. Jusqu’à cette date, Occident s’agite, tonitrue, menace, et appelle ouvertement au meurtre et à la révolution nationaliste. Mais l’audience de cette organisation reste marginale : elle ne réussira à rassembler que 800 adhérents ; 800 fanatiques, dont un certain avocat d’origine arménienne...

[b]En avril 1986, lorsque Patrick Devedjian est élu député des Hauts-de-Seine, les quotidiens L’Humanité, Libération, et Le Matin jugent nécessaire de rappeler le passé sulfureux et violent du nouveau député. Le 7 décembre 1998, dans un portrait de Devedjian publié par Libération[/b], on pouvait lire ceci :


  1. "En 1963, Devedjian avait 19 ans, il étudiait le droit à Assas et militait à Occident. Au lycée déja, il était ’Algérie française’. ’Etre un bon Français, pour moi, à l’époque, c’était défendre une nation forte.

  1. "J’avais le sentiment de l’éternel reflux des chrétiens face à l’Islam."

De son passage à Occident, (...) il a appris que la seule logique de l’extrême droite ’c’est la guerre, le rapport de force’."

Pour l’anecdote, sachez qu’après la dissolution d’Occident, certains cadres dirigeants de cette organisation ont fondé le Groupe Union Droit (GUD), groupuscule néo-nazi qui sème encore aujourd’hui la terreur dans les milieux universitaires parisiens, et notamment à la Faculté de Droit de Paris-II Assas. D’autres rejoindront une faction fascisante baptisée Ordre Nouveau, qui elle-même donnera naissance au Front National de Jean-Marie Le Pen.

On commence à mieux comprendre la haine hystérique de Devedjian à l’égard des Turcs musulmans. Défense du Christianisme et de la "race", supériorité de la "civilisation blanche" et de l’Occident... autant de thèses terrifiantes qui ont, en d’autres temps, conduit à l’Holocauste juif et à l’Inquisition, et, s’agissant des Turcs, entraîné l’extermination de centaines de milliers des leurs en 1915-1916 par les milices arméniennes. On comprend également pourquoi Devedjian s’énerve dès qu’on lui parle de son passé. Un passé qui exhale des relents pestilentiels.

Peut-on parler d’une "erreur de jeunesse" à propos de l’adhésion de Devedjian à ces thèses monstrueuses ? Nous sommes d’avis que non. Son engagement et son militantisme actif dans l’extrême-droite arménienne prouve que l’homme n’a pas changé et qu’il reste viscéralement raciste. Force est de constater chez cet individu une permanence dans l’abomination. Haine quand tu nous tiens...

2) Devedjian, un activiste lié aux milieux terroristes et ultranationalistes arméniens...

Dans une interview accordée à l’Armenian Reporter le 6 juin 1985, Patrick Devedjian a qualifié de "résistance" (sic) les actions terroristes de l’"Armée secrète de libération de l’Arménie" (Asala), dont des membres ont été jugés et condamnés en 1985 pour un attentat à la bombe perpétré contre les bureaux de la Turkish Airlines à l’aéroport d’Orly (Paris), en juillet 1983. L’explosion avait fait alors huit morts, dont quatre Français, deux Turcs, un Suédois, un Américain, et environ 60 blessés. Et qui assura la défense des terroristes arméniens lors du procès de l’Asala qui se déroula à Paris en février-mars 1985 ? Un certain Devedjian... Etonnant ? A peine.

L’hebdomadaire turc Nokta, dans son édition du 15 au 21 août 1983, et plusieurs journaux français publiés aux mêmes dates, rappelaient que Devedjian avait annoncé
l’attentat d’Orly six mois avant que celui-ci n’ait lieu. "Il va être dangereux d’utiliser la Turkish Airlines" avait lancé l’avocat arménien, plein de menace et de sous-entendu. Six mois plus tard, un carnage avait lieu dans l’aéroport parisien...

Devedjian a les mains pleines du sang des victimes de l’Asala, et celles-ci se comptent par dizaines, essentiellement des diplomates turcs et leurs familles, qui ont été exécutés pour le seul fait d’être turc. Ce ne sont ni plus ni moins que des meurtres monstrueux et racistes. Et Devedjian de parler de "résistance" ! "Tout le monde considère les membres de l’Asala comme des terroristes, moi je vois en eux des résistants !" déclarait-il dans ses plaidoiries au procès d’Orly. "Je ne considère pas que les Arméniens qui tuent des diplomates turcs soient des terroristes. Je les considère comme des activistes" affirmait-il à l’Armenian Reporter... avant de préciser sa pensée et ses objectifs, toujours dans le même journal : "A l’issue de notre combat, il sera possible de libérer les terres arméniennes en Turquie et de les réunifier, indépendamment de l’Union soviétique, avec l’actuelle Arménie. (...) Dans l’histoire, les Turcs ont déjà perdu les trois quarts de leurs territoires. Ils accepteront par la force la naissance d’une nouvelle Arménie". On peut difficilement être plus clair...

Devedjian a soutenu et défendu l’organisation raciste et terroriste de l’Asala, et continue d’entretenir des liens étroits avec les bailleurs de fonds de ce groupuscule aujourd’hui en sommeil mais susceptible d’être réactivé à tout moment : les milieux ultranationalistes arméniens. Ainsi, le 22 avril 1994, Devedjian participait à une réunion de la Fédération Révolutionnaire Arménienne, plus connue sous son nom arménien, Dachnaktsoutioune, dont les liens avec l’Asala ne sont plus à démontrer. Pour mémoire, rappelons que ce sont les comités Dachnaks qui ont orchestré les massacres massifs commis sur les populations turques en Anatolie orientale, sous l’Empire ottoman en 1915-1916.
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MessageSujet: L\'ORIGINE POLITIQUE DE PATRICK DEVEDJIAN 2ème épisode   Ven 18 Juil 2008 - 10:31

Dans son "combat" contre les Turcs, Devedjian n’hésite pas à appliquer la fameuse règle qui veut que "les ennemis de mes ennemis sont mes amis". Connaissant maintenant le personnage, révéler que Devedjian a soutenu et soutient encore activement les terroristes kurdes du PKK ne surprendra personne. D’ailleurs, l’homme ne s’en est jamais caché. Dans l’Armenian Reporter du 6 juin 1985, il insistait clairement sur la nécessité pour les activistes arméniens de collaborer avec leurs homologues marxiste-léninistes kurdes. Il appelait de ses voeux un partenariat terroriste arméno-kurde. Il a été entendu. L’Asala a très tôt entretenu des relations étroites avec le PKK, des militants des deux organisations ayant suivi des formations identiques dans les mêmes camps d’entraînement militaire au Liban dans les années 80. De nos jours, alors que les autorités d’Erevan et la direction de l’Asala continuent d’apporter une aide logistique et financière au PKK, Devedjian et ses amis encouragent le lobby arménien à soutenir activement les associations qui servent de vitrines légales à l’organisation terroriste kurde en France ; laquelle organisation, faut-il le rappeler, est officiellement interdite sur le territoire français (mais aussi en Allemagne et en Grande-Bretagne).

Pour Devedjian, tous les moyens semblent bons pour assouvir la haine rageuse qu’il porte aux Turcs. De façon générale, on peut même affirmer que pour cet homme à l’immoralité manifeste, les méthodes importent peu, la fin justifiant amplement les moyens. L’avidité et l’ambition démesurée de ce fils de modeste immigré arménien l’ont ainsi poussé à fréquenter des gens peu recommandables. L’appât du gain et l’argent facile, des frustrations liées à son enfance ("Il a mal supporté que son père l’enferme à 11 ans au collège arménien, où il s’est retrouvé seul à ne pas parler l’arménien. Il n’aimait pas que son père lui impose l’humiliation des descentes d’huissier" Libération du 7 décembre 1998), et un ego boursouflé, expliquent peut-être pourquoi Patrick Devedjian n’a pas hésité à s’associer à l’ennemi public numéro un français des années 70 et à tisser des liens avec le grand banditisme...

3) Devedjian, l’ami des truands et des gangsters...

Dans son édition du 23 au 29 novembre 2000, le magazine français VSD publie un article explosif de trois pages consacrés aux révélations posthumes de Jean-Charles Willoquet, truand hors série des années 70, qui mettent gravement en cause Patrick Devedjian.


Nous vous livrons telles qu’elles ont été publiées les révélations de ce gangster. Voyage édifiant au pays des malfrats...

Celui que l’on désignait alors comme l’ennemi public n°1 en France, relate d’abord dans ses "mémoires" les circonstances dans lesquelles il a contacté pour la première fois l’avocat arménien :


  1. "Fin 1974, alors que j’étais incarcéré à la Santé et que j’avais la ferme intention de m’évader, un de mes amis m’a conseillé de désigner Patrick Devedjian comme avocat, qu’il me serait très utile. (...) En avril 1975, mon ex-beau-frère, Patrick Langlois, a essayé de s’évader du palais de justice, cela alors qu’étant dans le cabinet du juge d’instruction, il avait demandé à aller aux toilettes. Un pistolet avait été déposé dans les cabinets par Patrick Devedjian". "En mai 1975, poursuit Willoquet, Patrick Devedjian devait m’apporter 3 calibres et 2 grenades à la Santé. Il avait été convenu que je le rétribuerais après l’évasion. D’ailleurs, il devait toucher une part sur une affaire dont il m’avait donné quelques tuyaux. Il s’agissait de braquer la paie de l’Imprimerie nationale, rue Lecourbe, dans le 15ème arrondissement".

Mais la tentative d’évasion n’est pas menée à son terme précise VSD. Le truand réussira néanmoins à s’évader en juillet 1975 dans d’autres circonstances et reprendra le projet de hold-up de l’Imprimerie nationale.

  1. "Fin septembre 1975, je suis allé chez Patrick Devedjian pour prendre possession d’un passeport belge, vierge, qu’un de mes amis avait mis de côté chez lui, affirme Willoquet dans ses écrits. Et pour qu’il me donne tous les détails du braquage, me fournisse le plan des lieux comme cela avait été convenu. Comme il y avait du monde chez lui, j’ai préféré ne pas m’attarder. Je lui fis seulement part des raisons de ma visite et lui dis que je reviendrais. Avant de partir, il me remit le passeport. Nous nous sommes revus quelques jours plus tard, mais par précaution, je ne suis pas allé chez lui ; avec la Mercedes 280 que j’avais à cette époque, je me suis mis en attente à proximité de son domicile dont je surveillais l’immeuble. Vers midi, Patrick Devedjian en est sorti. Aussitôt j’ai avancé la Mercedes jusqu’à sa hauteur et me suis arrêté en l’appelant. Mon ami Dominique Gautier, qui m’accompagnait, a ouvert la porte arrière et j’ai intimé à Patrick Devedjian l’ordre de monter. Ce qu’il a fait. J’ai alors dirigé la voiture vers un square, avec parking, pour que nous puissions discuter tranquillement. Je me suis fait expliquer en détail l’affaire du braquage. N’ayant pas de plan sur lui, il me proposa de retourner à son domicile le chercher, ce à quoi je me refusai. Il m’a alors dessiné le plan de mémoire sur une feuille de papier".

Plus loin, Willoquet précise :

  1. "L’argent était apporté par la Brink’s jusqu’aux bureaux du rez-de-chaussée. Dans un des bureaux, il y avait plusieurs employés et il y avait un système d’alarme (pédale) au pied. Avec mon ami Dominique, nous sommes allés surveiller l’arrivée du fourgon blindé. Comme il y avait un café juste en face de l’Imprimerie nationale, il était facile de surveiller sans se faire remarquer. Tout se déroulait comme Patrick Devedjian l’avait expliqué. Nous décidâmes de passer à l’action en novembre. Malheureusement, mon ami Dominique se fit arrêter à Reims, ce qui compromettait la réalisation du braquage". Le malfrat finit par renoncer à "l’affaire".

Willoquet meurt criblé de balles en 1989, en France, dans un cambriolage qui tourne mal. Quant à son ancien complice, Patrick Devedjian, au moment où l’article de VSD a été publié, il a bien évidemment nié les faits qui lui étaient reprochés. Parole de truand contre parole de truand, sauf que l’un était mort depuis plus de dix ans, l’autre, vivant, était et est encore député-maire et porte-parole d’un important parti politique français. La donne était faussée, l’affaire a été enterrée.

Pour affiner le portrait de Devedjian, nous aurions pu encore évoquer les méthodes peu orthodoxes employées par ses sbires lors des élections municipales à Antony dans le but de museler les candidats rivaux. Agressions physiques, menaces et intimidations, tout y passe. Ainsi, dans les années 80, les dirigeants de la radio Fréquence Libre recevaient de manière systématique, à la veille de chaque élection, des menaces à peine voilées de la part des sympathisants de Devedjian. Mais au vu du curriculum vitae du personnage, cela n’a plus rien d’étonnant.


Lire également :

“Génération facho”, article paru dans Libération (08.02.05)

TETEDETURC.COM

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Je dors, mais mon cœur veille. Cantique des Cantiques, 5, 2

http://le-raton-laveur.blogspirit.com/
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L'ORIGINE POLITIQUE DE SARKOZY ET DEVEDJIAN

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