Critiques de spectacles
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Critiques de spectacles
Ma fille écrit actuellement des critiques de spectacles, deux ici :
http://www.evene.fr/theatre/critique-pieces.php
et une ici :
http://www.evene.fr/culture/agenda/warren-zavatta-27036.php
http://www.evene.fr/theatre/critique-pieces.php
et une ici :
http://www.evene.fr/culture/agenda/warren-zavatta-27036.php
Re: Critiques de spectacles
Mademoiselle Soline a donc pris sa plus belle plume pour nous raconter les malheurs de ce pauvre Zavatta.
Puis-je lui suggérer un petit stage ? car, si le monde du spectacle l’intéresse c’est une entrée des artistes pas triste.
Ma tumultueuse vie des années 70 dans la grande ville de Paris, m’a emmené entre mille autres choses, à l’occasion du tournage d’une série Tv, j’ai un peu fréquenté, juste quelques semaines, le monde du cirque. Pas la famille Zavatta, non, mais la famille Gruss. J’avoue que j’avais un préjugé favorable, les roulottes…la liberté…
M. Tchernia, le producteur, auteur, réalisateur et présentateur de cette série était comme un poisson (heureux) dans l’eau. Moi, simple assistant stagiaire nettement moins dès le premier jour et franchement heureux d’atteindre la date de fin de tournage. Des cannibales ces gens-là, égocentrique et narcissique !
Puis-je lui suggérer un petit stage ? car, si le monde du spectacle l’intéresse c’est une entrée des artistes pas triste.
Ma tumultueuse vie des années 70 dans la grande ville de Paris, m’a emmené entre mille autres choses, à l’occasion du tournage d’une série Tv, j’ai un peu fréquenté, juste quelques semaines, le monde du cirque. Pas la famille Zavatta, non, mais la famille Gruss. J’avoue que j’avais un préjugé favorable, les roulottes…la liberté…
M. Tchernia, le producteur, auteur, réalisateur et présentateur de cette série était comme un poisson (heureux) dans l’eau. Moi, simple assistant stagiaire nettement moins dès le premier jour et franchement heureux d’atteindre la date de fin de tournage. Des cannibales ces gens-là, égocentrique et narcissique !
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"Personne ne sait encore si tout ne vit que pour mourir ou ne meurt que pour renaître".
Marguerite Yourcenar
(Anna, soror)

plume verte- Intéressé

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Date d'inscription: 02/01/2009
Re: Critiques de spectacles
J'oubliais, un grand
à l'auteur (avec un e auteure ?) c'est concis mais pas laconique, une belle plume la demoiselle.
à l'auteur (avec un e auteure ?) c'est concis mais pas laconique, une belle plume la demoiselle._________________
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plume verte- Intéressé

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Re: Critiques de spectacles
Oui, à part cette fâcheuse manie moderne d'ajouter un ne après sans que, elle écrit bien. Mais je ne suis pas trop d'accord avec ses opinions féministes sur les soeurs Groult ! Enfin à son âge je devais avoir ce genre d'idées, et ça m'a passé par la suite. Encore récemment j'ai lu un roman de Benoîte Groult, qui est une apologie de l'adultère, de l'avortement et de l'euthanasie, tout ça à la fois !
Sinon le monde du spectacle, elle y est depuis longtemps, elle a une formation de danseuse, et maintenant elle se reconvertit dans la médiation culturelle. Je pense qu'elle aimerait mieux être sur les planches, mais il n'y a pas assez de place pour toutes les bonnes danseuses...
Sinon le monde du spectacle, elle y est depuis longtemps, elle a une formation de danseuse, et maintenant elle se reconvertit dans la médiation culturelle. Je pense qu'elle aimerait mieux être sur les planches, mais il n'y a pas assez de place pour toutes les bonnes danseuses...
Re: Critiques de spectacles
C’est bien connu, dame Benoîte est une vieille dame indigne……mais on n’est pas obligé de la lire.
Pas facile la vie d’artiste ! ce poncif dit, j’en connais qui en vivent bien, même pas célèbre mais heureux de vivre.
Pas facile la vie d’artiste ! ce poncif dit, j’en connais qui en vivent bien, même pas célèbre mais heureux de vivre.
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plume verte- Intéressé

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Re: Critiques de spectacles
j'oubliais,
"L'artiste est un malade qui essaie de se soigner en créant, mais plus il se soigne, plus il est malade. Et plus il est malade, plus il est content, vu qu'il n'a aucune envie de guérir".
(Philippe Geluck)
"L'artiste est un malade qui essaie de se soigner en créant, mais plus il se soigne, plus il est malade. Et plus il est malade, plus il est content, vu qu'il n'a aucune envie de guérir".
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Marguerite Yourcenar
(Anna, soror)

plume verte- Intéressé

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Re: Critiques de spectacles
Ça dépend des arts, peut-être ?
ça dépend aussi des personnes, certainement.
ça dépend aussi des personnes, certainement.
Re: Critiques de spectacles
http://www.evene.fr/theatre/critique-pieces.php
Encore trois critiques (deux ballets, une pièce de théâtre)
et encore une pièce
http://www.evene.fr/culture/agenda/terre-sainte-25198.php
Encore trois critiques (deux ballets, une pièce de théâtre)
et encore une pièce
http://www.evene.fr/culture/agenda/terre-sainte-25198.php
Re: Critiques de spectacles
Après le stage chez Evene, Soline a écrit pour "la boîte à sorties".
Ses derniers articles :
le 29 mars 2010 Par Soline Pillet - categories : Non classé - 50 Lecture(s)
#1. Berlin, centre du monde
Intersection tant géographique que culturelle de l’ouest et de l’est, Berlin serait le cœur palpitant de toutes les Europes. Pourtant la nostalgie des années noires demeure perceptiblement vivace. Encore convalescente, sa fureur de vivre semble nécessaire au processus de rééducation conséquent à sa longue fracture.
Une semaine à peine après mon arrivée, me voilà déjà embarquée pour une soirée dont j’ignore béatement le contenu, dans l’un des squats bien connus de la ville, Tacheles. Immense bâtisse qui fut jadis un grand magasin, des artistes de tous bords ont investi ses ruines afin d’en faire un lieu de référence de la culture alternative.
Dédiée aux arts plastiques aussi bien qu’au spectacle vivant, Tacheles possède son propre théâtre, où se tient ce soir-là une démonstration de méthode Grinberg. Technique somatique visant à améliorer le bien-être par l’improvisation de mouvement, la méthode Grinberg, inconnue chez nous au bataillon, fait un tabac outre-Rhin, comme la plupart des thérapies alternatives. Un groupe de milanais se déchaîne sur scène pendant plus d’une heure, puis c’est au tour du public de laisser son corps s’exprimer. En quelques secondes, la quasi-totalité du public déferle sur scène sans se poser de questions, avec un enthousiasme qui surprend la Française en moi.
A l’unisson, des individus de tous horizons se mélangent, uniquement reliés par le rythme qui les porte. Une énergie incroyable se dégage, au-delà de laquelle surgit en moi un sentiment que je n’ai pas souvent connu : la liberté totale. La sensation est si grisante et simple que j’en suis étonnée : pourquoi, brutalement, dans ce contexte quelque peu saugrenu, ai-je l’impression que je peux être qui je veux ? Tous ces gens qui gesticulent autour de moi avec d’improbables looks que les parisiens qualifieraient d’erreur de jugement, ont l’air d’être pleinement qui ils veulent, en toute simplicité. Le choc est réel de réaliser que je ne me suis jamais sentie ainsi auparavant. Je m’ose à faire des tentatives chorégraphiques excentriques, personne ne me regarde de traviole : quel bonheur ! Je respire avec plus d’aisance que d’habitude, détendue, je me sens mieux que jamais au milieu de mes bariolés congénères dont je ne connais rien et pourtant tout, tant le sentiment de communion est fort en cet instant.
C’est ici que souffle le vent de liberté que j’ai cherché partout, épicentre d’une vague de vie violemment créatrice. Euphorie collective.
Je me sens au centre du monde.
Arthouse Tacheles, 54-56 Oranienburgerstrasse, Berlin – Métro : Oranienburgerstrasse
Prochaine démonstration de méthode Grinberg le lundi 12 avril 2010 à 19h30 – Entrée 5 euros
#2. “Der Geist ist wie Spuren der Vögel am Himmel”
le 07 avril 2010 Par Soline Pillet - categories : Chronique berlinoise - 75 Lecture(s)
A quelques mètres de la Ostbahnhof, la gare de l’Est, s’étendent les restes du fameux mur, dont toute trace a ailleurs disparu de la ville. Dernier vestige de ce symbole, l’East Side Gallery rassemble sur près d’un kilomètre trois-cents dessins d’une centaine d’artistes contemporains de tous horizons géographiques.
Ici, nous sommes côté Est, à quelques mètres à peine du quartier vivant et branché de Kreuzberg qui vibre de l’autre côté de cette barrière psychologique. Zone quelque peu chaotique, entre le no man’s land et la reconstruction industrielle, s’élève face au mur la salle de concert O2 World, où les purs produits de la société capitaliste viennent se donner en spectacle, pied-de-nez fortuit ou volontaire à ces années de brimades.
Plus grande galerie extérieure au monde, l’East Side Gallery est un mémorial international pour la liberté. S’y étalent dessins et messages de paix, ainsi que la reproduction du « Baiser de la mort » entre Brejnev et Honecker dont le cliché fit le tour du monde en 1979. Lieu étrangement silencieux en dehors du trafic de l’immense avenue qui la borde, on y croise peu d’âmes qui vivent si ce n’est les rares touristes venus voir de leurs yeux quelques bribes de légende.
A mi-chemin de ce pèlerinage artistique et historique, une brèche a été taillée dans le mur. Une porte, un passage, une ouverture sur ce qui il y a vingt ans encore était l’Ouest et son flot de signification. Franchir le mur. Bizarrement, alors que plus aucun enjeu n’existe et que le passage est purement symbolique et mémoriel, l’émotion de ces quelques pas demeure pourtant extrêmement forte.
Franchir le mur : générations de Berlinois rêvèrent de cet exploit, d’autres le tentèrent au péril de leur vie. Aujourd’hui, ces quelques pas anodins suffisent à évaluer combien la distance physique est mineure face à la distance politique. Derrière le mur, côté Ouest, s’étend une plage à l’atmosphère étrange, terrain vague au silence surnaturel bordant le fleuve sur quelques mètres. Une petite plage sale et désolée derrière le mur de Berlin, telle une métaphore fortuite de ce qu’a représenté pendant vingt-huit ans les torrents de fantasmes du passage à l’Ouest pour des millions de personnes. Les traces de ce fantasme demeurent dans l’atmosphère ; étrange climat pourtant paisible de résignation et de déchirement. Je songe à cette phrase que je viens de lire sur le mur “Der Geist ist wie Spuren der Vögel am Himmel” – “Les pensées sont comme les traces des oiseaux dans le ciel”. Ici, le ciel est marqué à tout jamais.
Ses derniers articles :
Chroniques impressionnistes d’une Parisienne à Berlin
le 29 mars 2010 Par Soline Pillet - categories : Non classé - 50 Lecture(s)
#1. Berlin, centre du monde
Intersection tant géographique que culturelle de l’ouest et de l’est, Berlin serait le cœur palpitant de toutes les Europes. Pourtant la nostalgie des années noires demeure perceptiblement vivace. Encore convalescente, sa fureur de vivre semble nécessaire au processus de rééducation conséquent à sa longue fracture.
Une semaine à peine après mon arrivée, me voilà déjà embarquée pour une soirée dont j’ignore béatement le contenu, dans l’un des squats bien connus de la ville, Tacheles. Immense bâtisse qui fut jadis un grand magasin, des artistes de tous bords ont investi ses ruines afin d’en faire un lieu de référence de la culture alternative.
Dédiée aux arts plastiques aussi bien qu’au spectacle vivant, Tacheles possède son propre théâtre, où se tient ce soir-là une démonstration de méthode Grinberg. Technique somatique visant à améliorer le bien-être par l’improvisation de mouvement, la méthode Grinberg, inconnue chez nous au bataillon, fait un tabac outre-Rhin, comme la plupart des thérapies alternatives. Un groupe de milanais se déchaîne sur scène pendant plus d’une heure, puis c’est au tour du public de laisser son corps s’exprimer. En quelques secondes, la quasi-totalité du public déferle sur scène sans se poser de questions, avec un enthousiasme qui surprend la Française en moi.
A l’unisson, des individus de tous horizons se mélangent, uniquement reliés par le rythme qui les porte. Une énergie incroyable se dégage, au-delà de laquelle surgit en moi un sentiment que je n’ai pas souvent connu : la liberté totale. La sensation est si grisante et simple que j’en suis étonnée : pourquoi, brutalement, dans ce contexte quelque peu saugrenu, ai-je l’impression que je peux être qui je veux ? Tous ces gens qui gesticulent autour de moi avec d’improbables looks que les parisiens qualifieraient d’erreur de jugement, ont l’air d’être pleinement qui ils veulent, en toute simplicité. Le choc est réel de réaliser que je ne me suis jamais sentie ainsi auparavant. Je m’ose à faire des tentatives chorégraphiques excentriques, personne ne me regarde de traviole : quel bonheur ! Je respire avec plus d’aisance que d’habitude, détendue, je me sens mieux que jamais au milieu de mes bariolés congénères dont je ne connais rien et pourtant tout, tant le sentiment de communion est fort en cet instant.
C’est ici que souffle le vent de liberté que j’ai cherché partout, épicentre d’une vague de vie violemment créatrice. Euphorie collective.
Je me sens au centre du monde.
Arthouse Tacheles, 54-56 Oranienburgerstrasse, Berlin – Métro : Oranienburgerstrasse
Prochaine démonstration de méthode Grinberg le lundi 12 avril 2010 à 19h30 – Entrée 5 euros
#2. “Der Geist ist wie Spuren der Vögel am Himmel”
le 07 avril 2010 Par Soline Pillet - categories : Chronique berlinoise - 75 Lecture(s)
A quelques mètres de la Ostbahnhof, la gare de l’Est, s’étendent les restes du fameux mur, dont toute trace a ailleurs disparu de la ville. Dernier vestige de ce symbole, l’East Side Gallery rassemble sur près d’un kilomètre trois-cents dessins d’une centaine d’artistes contemporains de tous horizons géographiques.
Ici, nous sommes côté Est, à quelques mètres à peine du quartier vivant et branché de Kreuzberg qui vibre de l’autre côté de cette barrière psychologique. Zone quelque peu chaotique, entre le no man’s land et la reconstruction industrielle, s’élève face au mur la salle de concert O2 World, où les purs produits de la société capitaliste viennent se donner en spectacle, pied-de-nez fortuit ou volontaire à ces années de brimades.
Plus grande galerie extérieure au monde, l’East Side Gallery est un mémorial international pour la liberté. S’y étalent dessins et messages de paix, ainsi que la reproduction du « Baiser de la mort » entre Brejnev et Honecker dont le cliché fit le tour du monde en 1979. Lieu étrangement silencieux en dehors du trafic de l’immense avenue qui la borde, on y croise peu d’âmes qui vivent si ce n’est les rares touristes venus voir de leurs yeux quelques bribes de légende.
A mi-chemin de ce pèlerinage artistique et historique, une brèche a été taillée dans le mur. Une porte, un passage, une ouverture sur ce qui il y a vingt ans encore était l’Ouest et son flot de signification. Franchir le mur. Bizarrement, alors que plus aucun enjeu n’existe et que le passage est purement symbolique et mémoriel, l’émotion de ces quelques pas demeure pourtant extrêmement forte.
Franchir le mur : générations de Berlinois rêvèrent de cet exploit, d’autres le tentèrent au péril de leur vie. Aujourd’hui, ces quelques pas anodins suffisent à évaluer combien la distance physique est mineure face à la distance politique. Derrière le mur, côté Ouest, s’étend une plage à l’atmosphère étrange, terrain vague au silence surnaturel bordant le fleuve sur quelques mètres. Une petite plage sale et désolée derrière le mur de Berlin, telle une métaphore fortuite de ce qu’a représenté pendant vingt-huit ans les torrents de fantasmes du passage à l’Ouest pour des millions de personnes. Les traces de ce fantasme demeurent dans l’atmosphère ; étrange climat pourtant paisible de résignation et de déchirement. Je songe à cette phrase que je viens de lire sur le mur “Der Geist ist wie Spuren der Vögel am Himmel” – “Les pensées sont comme les traces des oiseaux dans le ciel”. Ici, le ciel est marqué à tout jamais.
Re: Critiques de spectacles
Belle plume, que dire de plus.
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